Huit personnes sont décédées le 24 janvier lors d’un match opposant le Cameroun aux Comores dans le cadre des huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations.
La Confédération africaine de football (CAF) a rouvert dimanche 30 janvier le stade d’Olembé de Yaoundé pour la fin de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) au Cameroun après avoir reçu le rapport relatif à la bousculade qui a fait huit morts lundi 24 janvier.
«La commission d’organisation de la CAF a décidé à l’unanimité de lever la suspension imposée au stade d’Olembé et d’autoriser l’une des demi-finales de la CAN ainsi que le match de la finale à se dérouler au stade d’Olembé», a indiqué la CAF dans un communiqué.
«Le rapport a analysé les circonstances tragiques qui ont occasionné trente-huit blessés et huit morts. Il a en outre souligné les recommandations et les interventions visant à garantir qu’une tragédie de cette nature ne se reproduise jamais», développe le communiqué.
Il souligne par ailleurs les mesures de sécurité supplémentaires «mises en œuvre avec succès au stade Ahmadou-Ahidjo» de Yaoundé «lors du match Maroc-Malawi et au stade Japoma» de Douala «lors du match Gambie-Cameroun», deux quarts de finale de la compétition reine du continent.
La bousculade mortelle lundi dernier à Yaoundé avant le huitième de finale entre le Cameroun et les Comores est due à l’ouverture «imprudente» d’une porte par les forces de sécurité «face à une marée humain », a souligné vendredi le ministre camerounais des sports.
Des témoignages concordants recueillis le lendemain du drame par l’AFP confirmaient qu’une foule compacte s’agglutinait contre la grille de l’entrée sud que les policiers ont alors finalement ouverte. Des centaines de personnes se sont engouffrées dans cette brèche, en piétinant des dizaines d’autres.
Au lendemain de la tragédie, le président de la CAF, Patrice Motsepe, avait annoncé la délocalisation du quart de finale prévu dimanche du stade d’Olembé au deuxième stade de la capitale, Ahmadou-Ahidjo. Il avait aussi annoncé que la CAF ne permettrait pas d’y jouer d’autres rencontres si les autorités camerounaises ne lui présentaient pas avant vendredi un rapport d’enquête.