Le réseau social américain »Facebook » est accusé depuis dimanche d’avoir suspendu arbitrairement les comptes de plusieurs agences de presse (Shebab News et Quds News) et journalistes palestiniens.
Un hashtag a d’ailleurs émergé sur le réseau social ainsi que sur Twitter, accusant Facebook de censure.
https://twitter.com/AbbsWinston/status/780088253076672512?ref_src=twsrc%5Etfw
Les comptes ont depuis été rétablis, Facebook expliquant qu’il s’agissait d’un « accident ». Mais selon la journaliste Nisreen al-Khatib de Quds News, , « beaucoup de pages Facebook d’agences de presse palestinienne ont été fermées sans raison apparente, au moins cinq pages ».
Facebook construit un mur digital pour supporter le mur d'apartheid Israélien #FBCensorsPalestine pic.twitter.com/htSvaXuC2a
— Safwat Safi𓂆🧉 (@Safwat_Safi) September 25, 2016
Cette polémique ne sort pas de nulle part. Le Web palestinien est en ébullition depuis mi-septembre, après qu’un groupe de représentants de Facebook s’est rendu en Israel pour rencontrer les ministres de l’Intérieur et de la Justice locaux.
Le gouvernement israélien souhaite depuis un moment légiférer sur le réseau social, qu’il accuse de complaisance vis-à-vis du Hamas. « Tout comme les vidéos de l’organisation de l’Etat islamique sont traquées et supprimées du réseau, nous voulons qu’ils entreprennent les mêmes actions contre les contenus palestiniens qui incitent au terrorisme », avait déclaré la ministre de la Justice Ayelet Shaked. Mi-juillet, une ONG israélienne avait attaqué Facebok en justice, aux Etats-Unis, considérant que le réseau social n’en faisait pas assez pour supprimer les comptes et messages liés au Hamas, considéré comme une organisation terroriste aux USA.
https://twitter.com/ShehabAgency/status/780118975246135296?ref_src=twsrc%5Etfw