La police philippine a provoqué la mort d’au moins 21 personnes dans la seule nuit de lundi à mardi au cours d’une série de raids près de Manille, le bilan le plus lourd depuis que le président Rodrigo Duterte a déclaré la guerre aux trafiquants de drogue.
Vingt-six opérations ont au total été effectuées dans la nuit de lundi à mardi dans douze localités, entraînant la mort de 21 « personnalités du monde de la drogue », d’après la police de la province de Bulacan, juste au nord de la capitale.
Il s’agit du chiffre le plus élevé dans un laps de temps si court depuis que des policiers ont tué 16 personnes au cours d’un raid dans une ville du sud de l’archipel le 30 juillet dernier.
Pour rappel, élu il y a un peu plus d’un an, Rodrigo Duterte avait promis de tuer des dizaines de milliers de ces trafiquants afin, avait-il affirmé, d’éviter aux Philippines de devenir un narco-Etat. Du 30 juin 2016, date à laquelle il a pris ses fonctions, à juillet 2017, la police a abattu 3.451 personnes dans le cadre de sa lutte contre le trafic de stupéfiants.